Il nous a quittés,
à JEAN,
Aujourd'hui Jean, tu es parti de ton pas nonchalant, tu t'en es allé,
nous laissant le coeur triste.Tu es parti, mais tu ne nous as pas abandonnés, car dans nos coeurs, tu es là à jamais. Devant nos yeux, ton sourire, ton regard sont présents pour toujours. Jamais, oh non jamais tu ne pourras être oublié ! Ta présence, souvent silencieuse mais attentive, rassurait. Par le seul fait que tu sois là,
nous savions que tout se passerait bien.Si nous nous interrogions, et cela quelque soit le sujet, tu avais toujours la réponse, sensée, raisonnée, adéquate, sans jamais t'imposer, sans jamais vouloir mettre en avant ta culture, tes connaissances, tu donnais la solution, en nous impliquant tous, tu nous faisais partager le bon avis. Tu étais notre « Pic de la Mirandole » qui lui aussi se prénommait Jean, ton savoir semblait illimité, et quelque soit le sujet, tu répondais, gentiment, humblement, mais sûrement.
Comme convive, tu étais certainement le plus épicurien d'entre nous; là aussi, tu savais le goût du bon, tu savais le nez du vin, tu savais mettre en oeuvre tes papilles gustatives et comme un roi, tu savais accueillir en ton palais des plus humbles nourritures aux plus nobles préparations
en leur accordant la même attention.
De ta jeunesse en pays du Sauternais, tu avais gardé un amour immodéré pour la chose vinicole et ta venue en notre confrérie, il y a une quinzaine d'années,
venue d'abord modeste, je dirais presque timide, t'a donné, en tes années de retraite, un épanouissement et un bonheur que ta générosité t'empêchait de conserver égoïstement par devers-toi et que tu partageais avec plaisir.
Je ne crois pas qu'un seul d'entre nous puisse t'avoir connu bougon, désagréable ou en colère. Tu es et tu seras toujours "Jean le Bon", l'aimable complice, le joyeux confrère, le copain sympathique et agréable que l'on aimait tant côtoyer. Ta présence a été telle, ton passage parmi nous si fort, si constructif, que toujours tu seras là, auprès de ceux qui t'on aimé, de tous ceux que tu as aimés. Et encore, lorsqu'une question difficile viendra à se présenter, le premier réflexe sera : "Qu'est ce que Jean en aurait pensé, qu'est ce que Jean nous aurait dit".Jean, tu es parti rejoindre Ton Créateur, mais je suis sûr que là-haut, tu retrouveras tes amis, tes copains, ta famille, ceux que l'on a connus et ceux que nous ne connaîtrons jamais mais qui t'ont aimé comme tu le méritais tant, et que tu continueras, encore et toujours, à nous donner ta bonté, ton sourire, ton air bonhomme, ta gentillesse et, dans les moments difficiles, ta pensée nous accompagnera encore.
Je me demande, Jean, si quand tu t'es présenté devant Saint Pierre, celui-ci n'a pas appelé Saint Vincent de Sarogosse pour qu'il te présente ses confrères tel, Saint Pourçain, Saint Amour, Saint Estève, Saint Julien, Saint Emilion ... et peut-être t'a t'il dit : "Ici tu ne pourras plus pratiquer la Saint Vincent tournante telle que tu la pratiquais en Bourgogne, mais de temps en temps nous t'emmènerons au dessus du pays de Cognac afin que tu puisses profiter de la part des anges".
Jean, mon Jean, tu es et tu resteras toujours parmi nous.
Adieu Jean.
Vincent de Luca